Dans mes jeunes années,
nous passions presque toutes les vacances d’été sur les berges du Vidourle…. J’accompagnais souvent mon frère cadet, Henri, à la pêche, et c’est ainsi que nous avons fait de
nombreuses victimes à écailles et branchies ..
Dans l’eau jusqu’aux genoux, en short et en sandales plastiques, nous passions des heures , les jambes dans les étoiles que le soleil ardent jetait pour nous sur l’eau … elles brillaient plus fort encore que les vraies, celles des nuits d’été, quand le ciel est si noir qu’on dirait un écrin …
Avec beaucoup de précautions je soulevais les pierres, et quand la chance nous souriait, une anguille soudain sortait de sa cachette , alors d’un geste sur et sans jamais la rater, mon frère lui plantait les dents de la fourchette, là juste derrière la tête, oui, il était habile , et nous ne pensions pas alors en ce temps là, que les poissons eux aussi connaissaient la souffrance ! Ca ne cri pas un poisson, mais ça saigne pourtant ……, aujourd’hui je me dis que nous étions quand même un tantinet, barbares …. Notre plaisir, plus doux celui-là, c’était la pêche au mouchoir, tenu aux quatre coins par nos petites mains nous plongions au fond de l’eau juste à raz des cailloux, le morceau de tissu lesté par une petite pierre, et nous ne bougions plus, l’attente n’était jamais trop longue, de nombreux petits poissons , passaient juste au dessus de notre petit piège, alors d’un coup d’un seul hop !! Nous soulevions le mouchoir et c’est ainsi que de temps en temps nous attrapions quelques petits gougeons, perches soleil, ou têtards ….Nous revenions souvent à la maison, comme des Tartarins, pas peu fiers de nos prises !! Mais maman levait les bras au ciel, en disant : Rejetez - les à l’eau !! Faut dire que maman elle en avait un peu assez de suivre avec nous l’évolution du têtard dans les vieux pots de confiture !!!
Ainsi passait l’été, de poissons argentés, en grenouilles verdâtres ….tout pour nous n’était que découvertes de la faune et la flore …… les libellules bleues qui dansent sur les fleurs au bord de la rivière , faire un radeau en joncs ; cueillir des nénuphars, lancer des galets plats pour qu’ils effleurent l’onde en ricochant longtemps, le plus longtemps possible, repérer les cigales sur le tronc des platanes et leur gratter le ventre, s’interroger devant des araignées d’eau qui filent à toute vitesse sans jamais se noyer, attraper des lézards , observer les fourmis …. , baignades ; parties de pêche, promenades en garrigue, pas l’envie de faire des bêtises, juste l’envie de rire, de jouer, de créer………quelques cartons, quelques morceaux de bois, des cailloux, du fil, du tissu, et voilà ….. nous devenions des rois, des reines des capitaines, ou des pirates, et l’imagination ne manquait jamais à nos occupations ……
Iris ( souvenirs d’enfance)
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Comme il est si joliment dit dans ce poème que j’aime beaucoup et qui était le poème préféré de mon papa, je porte mon accent partout où je vais comme on porte un chapeau, sur le coin de
l’oreille, souvent l’on me demande : « mais tu ne le perds pas ton accent ?? bien que vivant loin du midi ? « et bien non, je ne le perds pas, et d’ailleurs pourquoi
devrais-je le perdre ? il est à moi, c’est mon accent, depuis que je suis née il est en moi, comme une musique, toute ma vie, je n’ai entendu que cet accent là….. dans ma famille, autour de
moi, dans mon village, chez mes amis, à l’école…et même si la vie m’a emportée ici dans la belle Bretagne et que loin de chez moi, je n’entend
Depuis 2004, le groupe quimpérois C-Koya, mené par Laure et Rudy Garcia, frère et
sœur, a bénéficié de l'appui de l'association des
grille de www.lepointcompte.com/mini_grilles


