Le soleil est pâle, le vent la pluie et le froid ont pris possession des jours, chacun vaque à ses occupations, novembre , décembre, que de choses à préparer que de choses à rêver, que d'idées pleine de lumières, de guirlandes dorées, de bougies parfumées beaucoup préparent déjà le menu pour les fêtes et imaginent les enfants autour du sapin . Et pourtant ....
La vie pour eux est dure, et comme les oiseaux du ciel, ils cherchent la chaleur et quête leur nourriture.Sans domicile fixe, sans argent, sans personne que la compagnie d'un chien,pour combler leur solitude, ils hèrent de rue en rue, devant des devantures étincellantes et pleine de bonnes choses inaccessibles dont même le parfum pour eux ne veut plus rien dire.
Un mauvais coup du sort, une mauvaise étoile accrochée juste là au dessus de leur tête, à fait d'eux des parias, des ombres passagères accablées, fatiguées, sans espoir du lendemain, des hommes et des femmes oubliées, invisibles aux passants habitués.
Bientôt le froid sera mordant, plus et plus encore, leur ventre aura faim plus et plus encore, et jusque dans leurs os le mal fera son oeuvre,une soupe bien chaude, un verre de café, couverture de survie, au pied d'un lampadaire, sur la bouche d'un métro, sous la porte cochère, tous à la meme enseigne : L.AUBERGE DE L.HIVER SANS TOIT
Un carton pour maison , des mitaines usées, et les oiseaux du ciel pour manger les miettes, quelquefois une pièce tombant dans leur casquette, aumône bienvenue pour oublier la peine dans le fond d'une bouteille seule consolation arrivés là où ils sont !
Et, nous dans nos maisons, nous poursuivons nos routes, impuissants, désolés, et parfois même tristes de voir que chaque année lorsque le froid arrive,ils sont toujours présents et même plus nombreux.
Sachez, messieurs, mesdames que tout comme ces gens là, vous risquez à votre tour selon les circonstances du jour au lendemain venir faire un séjour dans ce bien triste endroit qu'est L'auberge de l'hiver sans toit !
Iris
"les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent ..et nuisibles à ceux qui n'ont rien " Jean Jacques Rousseau
ce qui me laisse à penser vu l'âge qu'aurait monsieur j.J Rousseau, que le temps passe passe et que riennnnnnn ne change quelle tristesse bon sang !!!!!
je vous offre pour ce week end , un joli poème de
Jacques Prévert, et oui les cancres ne sont pas forcément des "bons à rien" et je me dis que bien souvent on devrait justement observer de plus près ces enfants qui n'arrivent pas à se focaliser
sur leurs études, c'est que tout au fond d'eux se cache quelqu'un de sensible et de talentueux mais l'école n'est pas faite pour les cancres, il faut absolument avancer au même rythme que tous
les autres, être fort en math et en français.... comme des moutons tous bien obéissants, et les cancres s'ennuient eux ils ont des rêves , ce sont des poètes et souvent de futurs artistes
.... mais dans la tête des gens ..artiste ??? mais ce n'est pas un métier !!! quel dommage .... Iris (image du net)
Lorsque j'étais enfant, maman n'écoutait que vous, je dirais plutôt surtout vous , à tel point que j'avais pour ma part fini par vous "adopter", comme un oncle, un parent, tous les jours sans exception, maman faisait tourner les disques sur le teppaz , elle riait souvent et je me demandais parfois pourquoi, bien sûr à huit ou dix ans on ne comprend pas forcément toutes les paroles et surtout à cette époque là !! où les enfants restaient longtemps des enfants.......Mais tant pis , je comprenais à ma façon,et j'adorais votre musique, je connais toutes vos chansons par coeur, je suis incollable sur votre répertoire,! et croyez bien que je ne le regrette pas..... Avec vous, j'écoutais aussi sans arrêt messieurs, Brel, Aznavour, Ferrat, et madame Piaf ..... je peux dire aujourd'hui que maman a du gout, aujourd'hui plus de cinquante ans après je vous aime toujours autant ainsi que tous les autres, vous m'avez donné l'envie de poésie et des beaux textes, merci à maman de m'avoir fait grandir avec toute cette musique au quotidien ......elle chantait tellement bien elle aussi que de toute façon ce n'etait que du bonheur !
Voilà bien trop longtemps que vous êtes parti vous coucher la bas sous les pins et les cyprés du cimetière de Sète, la mer, oui; on l'aperçoit entre deux arbres, et votre sépulture est toute simple comme vous l'étiez et c'est pour ça que je nous vous aimons, pour votre gentillesse, votre simplicité, votre sincérité et surtout aussi pour votre immense talent ..... Merci tonton Georges je vous aime toujours autant quand à maman, elle, elle n'a jamais cessé non plus de vous admirer et de vous apprécier à votre juste valeur , sachez le .....Lorsque par ce jour d'octobre 1981 vous avez tiré votre révérence, j'ai pleuré comme on pleure un familier, j'ai eu beaucoup de peine de vous savoir parti .......bien sincèrement à vous ...
Iris