Lundi 7 décembre 2009 1 07 12 2009 08:24

      C’est un petit santon couché dans un carton, il est né quelque part, en pays de provence, dans un bel atelier, des mains d’un santonnier, il  est plein de couleurs, et raconte des histoires dès qu’à Noël venu, il prend enfin sa place avec tous ces copains , au salon dans un coin …

       Il y a le berger qui garde ses moutons, et la pauvre mamette qui va le dos vouté, usée par les années, le pêcheur qui  ravode son filet bien troué , et le fada s’en va, courant, les bras levés ! La belle arlésienne se prépare pour la messe, sans oublier l’ombrelle, les lavandières se pressent autour de la rivière, et dans le champ voisin trois ou quatre paysans s’affèrent en riant…..

 

      C’est un petit santon sorti de son carton qui va reprendre vie dans toutes les maisons de  son joli midi . 
                                                     Iris  ( photo du net, mes santons vont sortir de leur carton cette semaine !) 

     CLIC  sur ce lien  :   http://www.santonsmarcelcarbonel.com/  les plus jolis santons pour moi, ce sont les siens .....les visages sont très beaux....allez voir son site vous y découvrirez aussi de superbes crèches provençales  

Par Iris - Publié dans : mes écrits : nature humeur divers
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 07:12

           Sur les chemins, les champs et les ornières, l’automne doucement dépose son manteau de rouge flamboyant et d’ ocre cramoisi, orange et jaune d’or, les feuilles une à une se mélangent à la terre, pour donner au printemps une seconde vie , leur mort est renaissance qu’elles bercent lentement dans les bras de  l’hiver…….Et l’hiver, ce matin a habillé de givre, les branches , les brins d’herbe, ils se sont réveillés dans une gangue de glace, jolie fleur de cristal brillant sous le soleil qui de ses rayons pâles à fait fondre un à un chaque petit diamant.

                                  

            Les oiseaux dans leur nid, doivent avoir bien froid et les jours à venir seront très difficiles, des hommes dans les rues dorment sous des cartons, tandis que d’autres au chaud, rêvent de plages blondes ou de montagnes blanches.

 

           Quelques boutons de roses ont un corselet blancs, ils sont venus trop tard fleurir dans le jardin, chez dame Anita, les hérissons mignons, s’en sont allés s’endormir sous les branches, et le chat ce  malin, ronronne dans la maison.

             Les fleurs blanches et glacées fleurissent dans les bois, chaque arbre a revêtu, son habit de froidure, la bise se fait mordante, la lune plus brillante, et le ciel étoilé prépare chaque nuit une aube morne et grise.

           Voici venu le temps des feux de cheminée, des potages fumants et des marrons grillés, voici venu le temps de l’hiver qui s’avance …

                                                   Iris
 

 

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 13:22



Il a une comme l'on dit une bonne bouille, je l'ai rencontré sur un magasine, spécial points de croix, et je l'ai adopté, alors petit à petit avec bonheur je l'ai vu naitre sur ma toile, entre mes doigts, je vous le présente, c'est un joli petit lutin et je lui ai donné un toit , le mien.... 

  oui encore un petit coup de fer à repasser et mon lutin sera bien mieux ....
                                                                
pour lui tenir compagnie, je lui prépare d'autres broderies hivernales ...je souhaite à toutes les brodeuses de jolis moments de détente, et de belles créations ...( pour ma part, j'ai encore des progrès à faire pour les finitions , mais je continue de m'appliquer ....)
                                                            Iris 
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 08:05

  Ils arrivent de loin, de là bas, juste à l'endroit précis où les vagues et le ciel s'épousent dans la lumière grisée de voiles doux et vaporeux. 
       Ils s'approchent de moi, toujours plus gros, toujours plus gris, toujours plus noirs, menaçants et superbes, roulant et s'enroulant voluptueusement, tels des amants passionnés et terribles s'ébattant dans un lit cotonneux, juste au-dessus de l'océan.

       Un long moment je les ai observés, les touristes ont déjà plié serviettes et parasols, fuyant, la menace céleste, mais moi, je suis venue pour eux, juste pour le plaisir , pour me remplir le coeur, les yeux et puis l'esprit du merveilleux spectacle de madame Nature, qui privée de soleil teinte de vert de jade les vagues qui s'énervent sous le vent de l'orage.

     

      

    Brusquement, dans une danse folle, la pluie s'abat faisant des ronds dans l'eau, chaque grosse goutte s'écrase sur le sable, en laissant son empreinte, comme un minuscule cratère, clapotis, cliquetis...et je reste là, seule avec les oiseaux, les vagues , le vent et la pluie. Je goute ce moment comme un cadeau du ciel qui me tombe dessus, tambourinant, tourbillonnant et odorant ! Quelle belle sensation de ne faire plus qu'une avec les éléments , me laisser bousculer par le vent en rafales, et laisser l'eau de pluie ruisseler sur ma peau.


                                   Et puis, je suis rentrée chez moi ...... 

 

      Confortablement installée sous la véranda, pas de radio, pas de bruits, juste la chanson de la pluie glissant sur les ardoises....Que j'aime les gouttelettes roulant sur les carreaux et le ruissellement de l'eau dans la gouttière, elle part, cheminant dans chaque caniveau, courent courent, toujours petites gouttes d'eau jusqu'à donner naissance à un petit ruisseau qui ira s'endormir dans le creux d'une vague, la-bas, près de la plage, au-dessus de laquelle , sur de bien beaux nuages, elles retourneront pour porter de la pluie à l'été en vacances ..                               
                           Iris
          (extrait de mes cahiers juillet 2007)

Par Iris - Publié dans : mes écrits : nature humeur divers - Communauté : Mamies belles
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 07:10

 

 

           Au plus profond des vagues, au creux d’un coquillage, je suis née , il en a fallu des jours, il en a fallu des lunes, avant que batte dans mon berceau de nacre, mon petit cœur joli…Durant des mois, je me suis laissée bercer par le doux murmure de l’océan, une douce musique qui dit oui qui dit non, tantôt comme une tempête, tantôt comme une caresse.

          

           Et puis un jour, que m’est il arrivé ?  J’ai été  secouée , bringuebalée, de tous côtés, une lame d’acier froide et sauvage à ouvert d’un seul coup ma maison coquillage, et j’ai vu le soleil pour la première fois.

           J.ai entendu des gens, ils m’ont baptisée « PERLE », ils ont parlé de moi comme on parle d’un trésor, ils m’ont trouvée parfaite, ronde bien comme il faut, et irisée à souhait, alors de part en part avec un drôle d’objet on a percé mon corps, pour y faire un trou, j’ai eu bien du courage, je n’ai pas crié je n’ai pas pleuré et dans ce trou béant ils ont passé un fil, un joli fil de soie….
          Depuis, quelques temps sur une peau très douce et toujours parfumée, lorsque le soir descend, je m’endors, bercée encore , mais doucement , par un tic tac fragile, c’est celui de son cœur, son petit cœur charmant qui prend bien soin de moi.

 

           Elle s’appelle OCEANE, et sa voix sait chanter comme de l’eau qui court, je crois bien que je l’aime et ses yeux sont si bleus comme le bleu des vagues , que dormir avec elle, c’est juste comme avant, comme dans l’Océan….
                                         Iris....(extrait de mes cahiers juillet 2007)
                                                                          

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 07:49

Broder, compter, placer, choisir les couleurs, suivre la grille, autant de choses qui vous font oublier les soucis... une musique douce, de la tranquillité, une bulle où l'on s'installe, loin du bruit.....et puis l'ouvrage qui avance, point par point , voilà des moments que j'aime, créer de ses dix doigts est quelque chose de bien agréable....... j'ai acheté des revues spécialisées "point de croix" et bien sur j'ai envie de tout réaliser, donc voici déjà quelques exemples de ce que j'ai déjà fini, ou d'ouvrage en cours ... 







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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 09:35



Le soleil est pâle, le vent la pluie et le froid ont pris possession des jours, chacun vaque à ses occupations, novembre , décembre, que de choses à préparer que de choses à rêver, que d'idées pleine de lumières, de guirlandes dorées, de bougies parfumées beaucoup préparent déjà le menu pour les fêtes et imaginent les enfants autour du sapin . Et pourtant ....

La vie pour eux est dure, et comme les oiseaux du ciel, ils cherchent la chaleur et quête leur nourriture.Sans domicile fixe, sans argent, sans personne que la compagnie d'un chien,pour combler leur solitude, ils hèrent de rue en rue, devant des devantures étincellantes et pleine de bonnes choses inaccessibles dont même le parfum pour eux ne veut plus rien dire.
Un mauvais coup du sort, une mauvaise étoile accrochée juste là au dessus de leur tête, à fait d'eux des parias, des ombres passagères accablées, fatiguées, sans espoir du lendemain, des hommes et des femmes oubliées, invisibles aux passants habitués.
Bientôt le froid sera mordant, plus et plus encore, leur ventre aura faim plus et plus encore, et jusque dans leurs os le mal fera son oeuvre,une soupe bien chaude, un verre de café, couverture de survie, au pied d'un lampadaire, sur la bouche d'un métro, sous la porte cochère, tous à la meme enseigne : L.AUBERGE DE L.HIVER SANS TOIT 
Un carton pour maison , des mitaines usées, et les oiseaux du ciel pour manger les miettes, quelquefois une pièce tombant dans leur casquette, aumône bienvenue pour oublier la peine dans le fond d'une bouteille seule consolation arrivés là où ils sont !
Et, nous dans nos maisons, nous poursuivons nos routes, impuissants, désolés, et parfois même tristes de voir que chaque année lorsque le froid arrive,ils sont toujours présents et même plus nombreux.




Sachez, messieurs, mesdames que tout comme ces gens là, vous risquez à votre tour selon les circonstances du jour au lendemain venir faire un séjour dans ce bien triste endroit qu'est L'auberge de l'hiver sans toit !


                                                                  Iris 
"les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent ..et nuisibles à ceux qui n'ont rien "  Jean Jacques Rousseau   
 
ce qui me laisse à penser vu l'âge qu'aurait monsieur j.J Rousseau, que le temps passe passe et que riennnnnnn ne change   quelle tristesse bon sang !!!!! 




 
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 18:08

 

 

   C’est à l’âge de deux ans que pour la première fois je fis connaissance avec l’école et son cortège de règles obligatoires. L’école maternelle, avait une petite cour qui pourtant me semblait immense du haut de ma toute jeune existence, un arbre unique était planté en plein milieu, au fond les wc, , à gauche les grandes fenêtres et la porte vitrée qui ouvrait sur la  salle commune,  à l’étage les classes , deux je crois, une pour les petits une pour les grands. Et puis mon institutrice, une vieille fille douce, au cheveux un peu bouclés et un gros grain de beauté sur la joue…. Elle s’appelait , mademoiselle Prévot et je ne l’ai jamais oubliée… les premiers jours pour moi, furent pénibles , je pleurais, je voulais ma maman et je ne lâchais pas les jupons de mademoiselle Prévot ce qui sans doute me rassurait, de ma petite main droite je tenais bien solidement le bas de sa blouse et la suivais pas à pas partout dans l’école…elle ne se plaignait pas de cela et me laissait faire…..Presque quarante ans plus tard, j’eu  l’occasion de bavarder avec elle, elle avait bien vieillie et moi aussi,  pourtant elle me confia qu’elle se souvenait de moi, et de ma façon de m’agripper à elle comme à une bouée de sauvetage., et cela me fit grand plaisir de voir  que cette demoiselle qui avait accompagné mes premiers pas d’écolière se souvenait de moi ainsi,  avec une tendresse affichée soulignée d’un sourire affectueux tant et tant d’années après.

     De jeux en comptines, de rondes en dessins, j’appris les choses de la vie à petits pas comptés,  la dernière année de maternelle j’eu déjà à apprendre  l’alphabet, et les premiers rudiments de lecture, ba, be, bi, bo  etc…. puis vint la grande école, et la classe du CP.

 

      Je fis ma rentrée scolaire à l’école communale en octobre 1955, je n’avais pas encore six ans, mais née en Janvier je n’avais sans doute pas le moyen d’attendre l’année suivante pour commencer l’apprentissage sérieux de la lecture et de l’écriture.

    C’était un grand bâtiment à un étage, à une trentaine de mètres à peine du Vidourle et de notre belle esplanade flanquée de cinq rangées  de platanes plus vieux les uns que les autres , sur cinq cent mètres de long. Un grand portail de fer, s’ouvrait sur la cour toute en longueur , trois tilleuls il me semble, ou quatre peut être, s’alignaient sagement dans cette cour, mi ombre mi soleil, un préau, avec une belle corde lisse suspendue au plafond, et à l’étage un immense couloir longeant les classes toutes vitrées permettait à la directrice, madame Mouraret, que les grands de quatorze ans avaient affublée du surnom  de «  Pique Prunes !! de surveiller sans en avoir l’air tout son petit monde de scolaires insouciants … Il faut dire que son nez d’aigle fort pointu et son regard perçant lui avaient valu ce qualificatif, qui ma foi, lui allait fort bien !!   acariâtre et sévère, elle n’avait pas d’enfant à elle, et se défoulait sur les enfants des autres, à bien y réfléchir, je ne souviens pas de l’avoir vu sourire, ou si peu …mais même en souriant elle n’avait pas l’air sympathique , et moi, du haut de mes quelques petites années j’en avais bien peur de Pique Prune !! quand à son mari, il surveillait les études du soir, et nous avons toujours pensé qu’il était la victime innocente de son épouse maquiavélique , allez savoir ce qu’il se passe dans la tête des gosses ?….

         La classe du CP  était au rez de chaussée, plus facile ainsi pour les petits de pouvoir aller aux toilettes, juste la cour à traverser. J'étais ravie d'être à la grande école, un peu stressée sans doute, mais mon institutrice , mademoiselle Léger était jolie comme un coeur, blonde comme ma poupée et très gentille, alors je fus bien vite rassurée et mon parcours scolaire pu ainsi débuter en toute sérénité.

 

                           Iris " extrait de mon cahier : souvenirs d'enfance " 




 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 11 2009 20:14

Presque tous les jeudis après-midi, étaient des jours de promenade, les devoirs faits, nous avions tout le temps d’aller trainer dans la colline des Mauvalats, là, il n’y avait que des pins et des oliviers, et une belle garrigue où rien qu’en grattant un peu la terre, je trouvais souvent de superbes fossiles de coquillages ou de poissons, vestiges d’une mer plus qu’antique dont l’idée même de son existence ne manquait pas de nous étonner ; difficile de s’imaginer notre belle campagne méditerranéenne sous des mètres et des mètres d’eau !

 

Ma grand-mère, Marie, connaissait la colline comme sa poche, chacun des sentiers, chacune des olivettes. Elle nous apprenait tout de la garrigue. Comment reconnaitre les pissenlits , les micocouliers, les mûres, les asperges et les poireaux sauvages., les coings, les grenades, les olives, et c’est ainsi que petit à petit,  ma sœur et moi, arrivâmes à tout connaitre ou presque de la nature, nous étions devenues les championnes de la salade champêtre !

 

Quand à moi, ce que j’aimais le plus dans ces moments de promenade avec ma mamée, c’était les histoires qu’elle nous racontait, des histoires incroyables ; je crois bien qu’elle devait les inventer au fur et à mesure juste pour le plaisir de nous étonner. Mais j’aimais aussi, cette musique que jouaient les aiguilles de pins dans le Mistral, les cyprès quand ils ployaient sous les assauts du vent trop fort, l’odeur du thym foulé au pieds et toutes les couleurs de toutes les saisons, tout était toujours pour moi comme un ravissement et ce petit chemin bordé de roches calcaires pleines de trous comme un énorme gruyère qui s’élevait dans le ciel bleu par-dessus nos petites têtes, me semblait  un chemin qui m’emportait vers l’aventure , l’aventure en pleine garrigue.

Je n’étais pas bien grande en ces années là , mais je me souviens de tout, des pignons qui noircissaient nos  doigts mais que nous dégustions assises sous les grands pins, en les faisant éclater entre deux cailloux, l’aubépine en fleur et son odeur de miel, les papillons qui jouaient à ne pas se faire prendre, quand aux cigales accrochées à l’écorce des arbres, elles faisaient exprès , j'en étais sûre, de s'arrêter de chanter dès qu’elles nous entendaient approcher ; des lézards verts et énormes comme des dragons, qui dormaient au soleil et s’enfuyaient dans les murs de pierres sèches, les bruits dans les buissons qui nous faisaient si peur, et le cresson que nous cueillions dans l’eau de fontaine, cette jolie petite fontaine dont l’eau était si fraiche et claire, où l’âne de Poichichette, venait de temps en temps boire un bon coup quand il avait trop chaud.

Je me souviens des goûters que l’on sortait du sac et que l’on avalait avec grand appétit, en bavardant de tout et de rien, à l’ombre d’un olivier.

Tous ces souvenirs, ces sons, ces images, ces parfums, tout ceci fait parti de moi, comme un habit, une robe qu’on aimait et que l’on n’oublie pas .

(Poichichette ainsi surnommé parce qu'il était aussi petit qu'un Pois - chiche, était un gentil monsieur de mon village, et je n'ai jamais sû son vrai prénom )

                                                                                          IRIS  «  extrait de mon cahier Souvenirs d’enfance « 

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 07:07




  La pointe du Raz, mon coin préféré hors saison, quand les touristes sont partis et que je peux enfin rester seule avec la nature sauvage indomptée..
  Tel un navire de roches, la pointe déchirée s'avance dans l'océan bravant tous les courants si rudes à ses pieds, elle tient, elle résiste et les vagues l'habillent d'écume, s'engouffrent dans chaque creux de roche déchiquetée en grondant, soufflant, ronflant.
   Le phare de la Vieille, planté sur son cailloux solidement enraciné au fond des eaux terribles, est comme une sentinelle, brave et fidèle,qui garde le raz de Sein, les pêcheurs courageux affrontent ces turbulents courants impétueux terribles et dangereux, et de la-haut, moi, debout sur cette pointe, je les vois, bringueballés dans leurs petits bateaux qui tanguent sur les flots..
    Mais quand le temps est beau et que le soleil inonde le paysage, la pointe donne l'air de baigner dans le bleu, la baie des trépassés s'ourle de sables blonds, les côtes de l'ile de Sein frôlent la hauteur des vagues et vous tendent les bras pour vous donner l'envie d'aller la visiter.
    PENN AR BED , Beg ar Raz !! superbe ! magnifique ! rocailles , bruyères et ajoncs, sauvage de caractère, sévère, c'est ainsi que je t'aime, loin de l'agitation de notre monde tellement dompté, artificiel , tout en néons tout en paillettes....Quand le ciel est chargé de nuages bien lourds , que la tempête gronde  tu donnes sans compter tant de magnificence,  les pierres et les plantes battues par l'air marin tout embrumé et parfumé de gouttes d'eau salée semblent lutter avec toi contre les éléments, les oiseaux cris et plongent en tournoyant sur les ailes du vent et c'est un grand spectacle !
                                                                        Iris 


le phare de la Vieille ( celui qui est assaillie par les vagues sur la vidéo) la pointe du Raz et en face à ras de l'eau L' Ile de Sein  entre les deux le passage dit "le ras de Sein"
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 19:53

   

             Voici venir l’automne, la forêt à compris. déjà les noisetiers, les marronniers et les chênes superbes laissent tomber leurs fruits… Au creux du petit chemin la mousse devient plus verte, et l’air un peu plus frais, mais j’aime ce moment où l’ automne,  tout doucement se glisse comme un drap sur le lit de l’été qui s’enfuit.

             Les arbres se préparent à changer de manteau, d’abord quelques dorures et puis un peu de rouge et marron cramoisi…Voici venu le temps des marées d’équinoxe, des nuages trop gris, du vent, et des jours parapluie !                    Voici venu le temps des belles pommes d'api, et des châtaignes rousses, des champignons mignons qui dorment sous les branches,  des raisins bien sucrés et des beaux potirons !

 

              Voici venir l’automne des senteurs, des couleurs, des petits matins calmes tout emplis de rosée et de sérénité….

 

              Aurores plus tardives, quelques rayons de moins au soleil faiblissant, crépuscules de feu plongeant dans l’océan…

 

 

              C’est l’été qui s’enfuit, place au bel automne !!! 
          
                                                                Iris (photo du net) 
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 20:46

 

 

 

        J’ai envie de douceur , de paix et de tendresse, d’un pâle rayon de lune allongé sur ma couche, de mille petits diamants innombrables lucioles loin dans le firmament.

 

        J’ai envie d’organdi, et de couettes de plumes, où je me loverais dans le calme du soir, je rêverais de tout, de rien ou bien de vous ..

 

       J’ai envie de musique, de violons, de pianos aux notes cristallines rangées sur la portée emportant sur leur dos des histoires magiques.

      J’ai envie de soleil qui caresse ma peau, de brise océanique et de vagues salées jouant à m’attraper.

 

     J’ai envie de forêts aux couleurs de l’automne et du chant des ruisseaux et du chant des oiseaux.

    Je me sens fatiguée, un peu triste, déçue, la vie n’est pas facile, et mon cœur écorché retiens encore ses larmes......

Il ne faut pas pleurer, suis une grande personne …. Mais pourtant j’ai envie !

 

                                                       Iris                                                

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 09 2009 06:38


 Et bien voilà, je l'ai reçu ! et je vais essayer de comprendre, parce que du hardanger  je n'en ai jamais fait et jamais vu, je vais donc essayer de me débrouiller avec les explications qui sont sur le diagramme, comme à chaque fois que je me lance dans les choses manuelles j'apprends petit à petit avec patience et passion surtout passion, donc voilà vous avez la mes débuts, si quelque passionnée passe par là, elle sera bien sympathique de me dire si je m'y prends bien ou pas, car ce sont les critiques qui permettent d'avancer et d'apprendre
 
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  • : nature écriture déco points de croix Divers
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